Des Maoris et des Hobbits

Hallo wereld !

Aller aller, cadeau, on arrête de penser politique et on part un peu ensemble en voyage, j’ai même fait exprès de diffuser cet article le mardi matin chez vous pour que la productivité de mes followers chute lamentablement pendant les quelques minutes nécessaires à la lecture de ce billet. Pour être franc, j’avais entamé son écriture le jour suivant la parution du précédent article sur le retour à Taupo, le passage du cyclone Cook sur le Nord de la Nouvelle Zélande donnant du temps pour cette rédaction, puis j’ai finalement abandonné car énormément pris par mon travail et par la vie quotidienne néo-zélandaise qui devient, pour moi, plus une révélation qu’une étape à passer pendant ce voyage. Bref, je m’arrête là afin de reprendre l’écriture où je l’avais laissée, je vous donnerai plus de détail lorsque viendra le premier article sur le woofing en NZ.

Lundi 20 mars, on entame la dernière semaine de Marine chez les kiwis et la dernière de backpacker pour moi avant un petit moment. Nous partageons notre traditionnel petit déjeuner matinal après avoir fait nos sacs, le checkout à l’hostel et préparé la voiture pour le petit bout de chemin que nous ferons ensuite jusqu’à Rotorua. C’est également l’occasion de dire au revoir à Ryan et Jenny, les autres n’étant pas à l’hostel, et cela se fera non sans émotion puisque déjà, nous aurons vraiment passé du bon temps ensemble, et puis si nous devons nous recroiser un jour ce sera surement en France ou en Angleterre puisque ces derniers quittent également la Nouvelle Zélande dans deux semaines, après un an de voyage. Des gros bisous le Rainbow Lodge Backpacker ! Cette fois c’est sûr, toi et moi on ne se reverra pas 🙂

Nous mettons la viande dans la Honda, jetons un coup d’œil à Jean-Michel Jauge puis demandons gentiment à Jacqueline de nous emmener à Orakei Korako sans se soucier du temps de trajet qu’elle annoncera… euuuh… t’as parlé Japonais ou c’est moi là, non ? Okako Korakei ? Oreika Kokako ? Aaaaaah Orakei Korako ! Ouai, bon, c’est chiant à prononcer et dis, Alex, c’est quoi exactement Orakei Korako ?! Et bien lecteurs, Orakei Korako c’est une zone thermale qui se situe sur la route entre Taupo et Rotorua ! Elle nous a été conseillée par ? par ? Aller je vous laisse 5s de réflexion pour deviner… 1 … 2 … 3 … 4 … 5 … mais c’est bien évidemment par le médecin urgentiste amis lecteurs ! Et je ne félicite pas ceux qui sont passés directement à la réponse. En fait, c’est à peu près la même chose que Waiotapu (lire le précédent article sur Rotorua, ou googler) sauf que c’est plus petit et moins cher. Et qui dit plus petit et moins cher, dit également moins de touristes, ce qui nous va parfaitement bien. C’est donc musique à fond dans la voiture que nous nous dirigeons vers Oka..ora.. Korei… ouai enfin vers la zone thermale. Arrivés sur place nous récupérons nos billets et prenons le petit bateau qui nous fait traverser la rivière et arriver directement sur les lieux. Il n’y a effectivement pas foule dans ce petit parc, et pourtant, le décor est relativement surprenant. Je laisse place aux photos bien plus parlantes que ma trogne sur le sujet :

Après un peu plus d’une heure de visite, nous revenons au début du parcours proposé et attendons le bateau afin de partir vers Rotorua et son Crash Palace Backpackers. Pas de problème d’essence ce coup-ci, l’arrivée à l’hostel oklm comme disent les jeunes ! Marine apprécie l’endroit dont elle a déjà entendu parler par le biais de Morgane et moi puisque c’est ici que j’ai passé ma première vraie semaine de détente en Nouvelle Zélande (pour ceux qui suivent). Le retour est un peu plus fade en ce qui me concerne, j’aurai beaucoup aimé revoir Marion et Morgane en arrivant ici, je retrouve d’ailleurs peu de têtes connues si ce n’est celle du barman qui me reconnaît également. Mais cela fait quand même plaisir de retrouver le bar de l’hostel où il faut bon vivre (billard et jacuzzi à disposition) ainsi que l’odeur de zone industrielle bien prononcée de Rotorua, me faisant penser à mon Havre natal à chaque inspiration :). Nous nous installons dans nos chambres respectives puis nous retrouvons autour de quelques bières afin de passer du bon temps et d’organiser notre passage dans l’une des villes les plus touristiques de Nouvelle Zélande. Nous ne passons qu’une journée complète ici, les activités seront donc réduites, nous prévoyons une journée au Blue Lake avec pique-nique au bord du lac, bronzette et baignade au programme, puis nous réservons la soirée dans un village Maori afin d’en apprendre un peu plus sur leur culture mais aussi, et surtout, pour BOUUUUUFFEEEEEER !!!!! Et il faut dire que Morgane avait mis la barre bien haute à ce sujet, j’espère ne pas être déçu !

Mardi matin, tradition matinale puis décollage en direction du Blue Lake. Je refais la route en voiture que j’avais pu faire à pied un mois auparavant, résultat, 15min en voiture contre un peu plus de 2h à pied la première fois ! Ca parait tellement faciiile que ça en devient nul, c’était tellement mieux l’aventure sans voiture ! Les cloques, les marches interminables et aucun problème de boite de vitesse ! Bon je plaisante, c’est quand même kiff kiff bourricot comme on disait dans les années 90 et puis sans la voiture, nous n’aurions pas vu autant de cascades 🙂 Bref, nous voilà arrivés au Blue Lake, le vent ne veut pas nous lâcher mais heureusement, la plage visée, située de l’autre côté du lac, est au pied de la Redwood Forest qui remplira son rôle de paravent, bien avant celui de somptueuse forêt de Séquoia. Ce petit coin de paradis est toujours aussi magnifique, nous y serons seuls pendant la quasi-totalité de notre passage, la clarté de l’eau est à tomber et la baignade dans cette eau fraiche est en parfait contraste avec la chaleur dégagée par le soleil. Afin de vous resituer, je vous repartage une photo prise lors de ma première venue ici

Retour à l’hostel, nous nous préparons gentiment pour la soirée puis attendons patiemment la navette qui arrivera à 18h. Dans le bus, une Maori nous explique rapidement le programme de la soirée et nous met dans le bain en nous apprenant quelques mots Maori que j’ai, au moment où j’écris ces lignes, déjà oublié.. « Boooooouh Alex t’es nul !! Tu pars à l’étranger pour apprendre une nouvelle culture et tu ne te rappelles même pas de ce qu’on t’apprend !! Bouuuuuh pouce à l’envers et pas cœur avé les doigts !! ». Oui lecteur, c’est vrai, mais c’est également faux, j’ai entrepris ce voyage non pas pour apprendre à parler Maori mais pour quitter le pays depuis lequel tu me lis afin de voir comment se passe la vie à l’autre bout du monde, afin de voir des paysages à couper le souffle et aussi afin de faire des rencontres dans un pays qui est décrit aujourd’hui comme le dernier paradis sur Terre (même s’ils se battront peut être bientôt avec l’Islande à ce sujet). Bref, la culture Maori est omniprésente ici, et la meilleure façon de l’apprendre est, pour ma part, de la vivre au quotidien plutôt que de la prendre en concentré dans la face le temps d’une visite de 3h d’un village monté de toutes pièces pour les touristes. « Ouii euuuh tu t’excites un peu tout seul là non ? », oui, c’est vrai, peut être parce que je me sens coupable d’avoir payé 90$ uniquement pour de la bouffe 🙂 Chose que je ne regretterai pas d’ailleurs, car s’il fallait en attendre beaucoup du reste de la visite, alors la déception risquait de se faire violemment ressentir. Je ne vous cache pas que je n’aime pas les visites guidées car j’aime découvrir les choses en les vivant réellement et non par voie artificielle, vous l’aurez compris, et cela risque de se ressentir dans les quelques lignes qui vont suivre.

Ici, le message était clair dès le début : « Amis touristes, vous allez bouffer de la culture Maori à en gerber ce soir ! ». C’est en effet l’impression que cela m’a laissé à l’arrivée sachant que nous n’étions qu’un car parmi tant d’autres à arriver pour ce créneau. Le parcours du touriste dans le village commence par l’installation dans la grande tonnelle aménagée en restaurant pour le repas à venir. De là, nous est présenté le planning détaillé de la soirée par un excellent orateur Maori, on notera également la présence d’une petite dame de Singapour qui, je pense, nous attendait à la vue des couleurs qu’elle portait.

Nos places à table ont été choisies à l’avance par nos hôtes qui semblent avoir regroupé les gens par nationalité ce qui nous vaudra l’honneur d’être installés avec deux couples français de Nouvelle Calédonie. Je dois vous l’avouer, cela faisait bien longtemps que l’on ne m’avait pas vouvoyé, et les échanges rapides que j’aurai avec ces gens me convaincront de ne plus leur adresser la parole pour la suite des événements, notamment suite à leur refus de lever la main lorsque le maitre de cérémonie demande s’il y a un autre pays représenté dans la salle et que Marine crie « FRAAAAAAAAAAAAAANCE !!!!! » et qu’on les entend dire, doucement, que la Nouvelle Calédonie ce n’est pas la France (ouai bon, ils m’ont énervé quoi !). Après une présentation d’apparence bien rôdée, nous sommes invités à nous diriger vers l’extérieur afin d’en savoir un peu plus sur le mode de cuisson de notre festin. Il sera préparé dans le traditionnel hangi (four en terre) maori qui consiste à envelopper des paniers d’aliments dans des linges humides et à les enterrer dans une fosse, sur un lit de pierres chauffées dans le feu. Puisque nous serons très fortement invité à prendre des photos, mon esprit de contradiction m’amènera à ne pas souvent sortir l’appareil, je m’excuse donc pour la qualité des quelques clichés qui suivront 😉

Nous continuons ensuite notre petite virée touristique quelques mètres plus loin pour nous présenter l’un des bateaux traditionnels Maori, modèle de bateau que l’on retrouvera ensuite en « milieu naturel » avec à son bord quelques guerriers Maori vêtus des habits traditionnels d’il y a 100 ans nous faisant la démonstration des cris et des coutumes ancestrales.

La dernière étape avant le partage du festin sera un show d’environ 1h où l’on pourra voir un vrai Haka et où l’on en apprendra un peu plus sur les us et coutumes des premiers colons néo-zélandais. L’une des phrases que j’aurai préféré durant ce spectacle sera celle du « chef »nous indiquant qu’évidemment, ils ne vivaient plus comme ça aujourd’hui, qu’ils aimaient aussi les belles voitures et faire leurs courses dans les supermarchés ou encore aller sur Facebook. Il ira même jusqu’à ajouter « and don’t worry, we don’t eat people because it’s illegal now », il était syyyyymmpa ce chef 🙂

Après toutes ces émotions arrive enfin le temps du repas.. et quel repas.. j’ai passé tellement de temps à bouffer et à discuter avec Marine et un américain qui s’était incrusté à notre table de français (enfin, de français et de néo-calédoniens) que je n’ai pas pris le temps de sortir mon appareil, je n’ai même pas pu finir mon assiette tant notre diner était timé. Mais ce n’est rien car ce que j’ai pu manger était vraiment excellent. Le repas se présentait sous forme de buffet où nous avions plus que l’embarras du choix. Parmi ce choix de succulentes patates et patates douces à l’odeur et au goût fumé, saveur donnée par la méthode de cuisson Maori. On retrouvera également du poulet et de l’agneau en quantité gargantuesque, quelques salades dont une à base de fruits de mer (j’ai eu l’impression de manger des noix se Saint Jacques mais c’était très certainement autre chose) et des gâteaux en dessert. Tout cela accompagné d’une petite bouteille de vin et d’une bonne ambiance, le bonheur ultime après ces quelques semaines de backpackers à manger des sandwichs et de la junkfood ! Morgane avait raison de mettre la barre haute, le repas vaut vraiment la peine de venir ici.

La soirée se termine par une petite ballade digestive de nuit où nous apercevrons quelques glow worms pendant que le « chef » nous en apprendra un peu plus sur les arbres de Nouvelle Zélande, dont l’arbre de l’emblème national, à savoir la fougère arborescente, et plus précisément la fougère argentée (dédicace à Marine, et ouai t’avais raison). Vous savez comment je sais que ça s’appelle une fougère arborescente ?! Peut-être que vous vous en tamponnez le coquillard mais je vais quand même vous le raconter. Il faut dire qu’après le repas on commençait à être un peu pétés, et quand le gars a demandé « Do you know what’s the name of this tree ? » j’ai tout de suite rétorqué « Bah un palmier-fougère ! » en français, bien évidemment (ce qui n’avait rien de choquant finalement, un français qui gueule des trucs en français dans un piège à touristes c’est courant partout dans le monde hein). C’est à ce moment que nos amis de Nouvelle Calédonie ont rigolé et que Marie-Chantal m’a répondu « on appelle ça uneuuh fougèèèère arborifère », et là, maintenant que je viens de vérifier sur Google j’ai envie de dire « non Marie-Chantal ! En réalité il s’agit d’uneuuuuh fougèèèèère arborescente ! ». Bref, c’est sur cette dernière note que se terminera la soirée. Nous remontons dans nos cars respectifs et nous dirigeons vers l’auberge afin d’y passer une dernière nuit avant de prendre la route pour l’un des lieux les plus prisés des touristes venant en Nouvelle-Zélande.

Mercredi matin, levés à 7h30, nous ne devons pas perdre de temps car nous avons rendez-vous pour l’un des autres pièges touristiques de cette île. Mais ce piège en vaut vraiment la peine, il s’agit ni plus ni moins que du superbe village Hobbiton où ont été tournées toutes les scènes de la Comté du Seigneur des Anneaux (ouai, je précise au cas où quelqu’un aurait pensé que je parlais du fromage). Nous sommes donc attendus à 10h05 pétante à l’i-site de Matamata ! La route sera relativement stressante car le timing est serré et nous avons déjà pris un peu de retard, mais qu’à cela ne tienne, Frodo, Bilbo, Sam et autres Hobbits nous voilà ! Le décor est tout de suite planté lorsque nous apercevons l’office de tourisme Tolkiennesque à souhait. N’ayant pas pris de photo car pressé par le temps, je me permets l’affront de vous mettre un petit screenshot Street View pour vous illustrer mes propos :

Il est 10h la récupération des billets se fait rapidement et nous montons ensuite dans la navette direction le village des semi-hommes. Sur la route, la conductrice du bus nous présente rapidement le contexte puis nous passe quelques vidéos dans lesquelles nous retrouverons notamment Peter Jackson expliquant les secrets de tournage des scènes liées à ce lieux tout droit sorti d’un roman de Tolkien… ah bah ouai, c’est exactement ça ! On y apprend notamment que le décor avait été démonté suite au tournage de la première trilogie mais que, la famille Alexander, propriétaire du terrain, a accepté le tournage de la seconde trilogie au même endroit à condition que le décor ne soit pas démonté cette fois-ci. Très bonne idée, surtout lorsque l’on sait que ce village factice est désormais l’attraction principale de cette région attirant chaque année plus de 200 000 visiteurs.

Le visionnage des vidéos, les extraits des films ainsi que quelques scènes insolites de tournage commencent à me donner des frissons quant à l’idée d’être bientôt sur les lieux à pouvoir toucher de mes doigts la porte de la maison de Bilbo, traverser le pont puis finir avec une pinte au Green Dragon. Nous retrouvons également les paysages vallonnés et verdoyants de la Comté à mesure que nous nous rapprochons des lieux jusqu’à arriver aux grilles de la ferme Alexander. Une guide nous rejoint à ce moment là, nous comprendrons alors que le timing sera serré, il faut compter environ 1h30 de visite dont 20 minutes à la taverne du Dragon Vert avant de repartir pour Matamata. Malgré le ciel un peu gris ce jour-ci, il me sera difficile de trouver les mots pour décrire la beauté de ce décor. Tout est vrai, des barrières fabriquées et vieillies volontairement pour les soins du film aux arbres, plantes, légumes et chemins alimentant le côté féérique de ce village. Tout ceci est entretenu quotidiennement par une équipe de paysagistes dédiée dont on aura l’occasion de croiser les membres pendant la visite. Malgré un chemin tout tracé, il nous est tout de même possible de nous déplacer dans ce village ou tout semble minuscule mais si réaliste, on retrouve notamment des habits de Hobbits pendus aux cordes à linge, des paniers de fruits et légumes fraîchement cueillis, d’épouvantails dans de petits champs de tournesols ainsi que des outils à taille réduite comme pelles, pioches ou encore rateaux. On aperçoit également les fameux trous de Hobbits dans les collines qui sont au nombre de 44, construits à différentes échelles afin de donner l’impression de petitesse pour les scènes tournées avec Gandalf par exemple. Bref, je vous laisse désormais profiter des quelques clichés que j’aurai retenu de cette visite, en sachant qu’il a été compliqué de prendre photos sans visiteurs dessus.

Pour terminer, nous profitons de la pinte offerte à la taverne du Green Dragon avant d’être invité à remonter dans notre car jusqu’au magasin en sortie d’Hobbiton où sont vendus tous les produits dérivés puis jusqu’à Matamata tout en profitant encore de quelques vidéos sur le trajet, on aura même le droit à un merci de Peter Jackson, fou.

Nous sommes maintenant en début d’après-midi et il est temps pour nous de prendre la route vers la dernière étape de ce voyage avec Marine : la péninsule de Coromandel et ses plages paradisiaques ! Suite au prochain épisode donc, en espérant que pour vous, comme toujours, tout se passe bien au bureau !

 

5 réflexions sur “Des Maoris et des Hobbits

  1. Et sinon c’est la grosse merde au bureau 2 petites pièces sont cassées sur la porte du photocopieur du coup y a bourrage quoi.. enfin je prends sur moi..

    1. Ooooh putain meeerde ! Ah non hein ! Appelle direct Jean-Luc de la maintenance qu’il vienne réparer ça, au pire passe voir Martine pour prendre un caf ! T’sais qu’elle a toujours le p’tit mot pour faire oublier tes p’tits soucis, je l’aime bien Martine.. puis elle a toujours une p’tite gaterie à partager quand tu passes au bureau
      Eh courage hein ! Puis t’en fais pas c’est bientôt vendredi hein

  2. Vraiment agréable à lire mon poulet…

    et si un jour tu souhaite une reconversion rémunérée… pense a la photographie! c’est vraiment édifiant…

    bon, et y sont ou les arbres bordel?

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