Vamos a la playa

Moikka ämmät !

Bon… ok ok ok le dernier article est sorti il y a un mois et demi, oui, d’accord, je suis un peu à la traine.. Mais c’est ça l’aventure, le voyage ! Ne rien planifier et se laisser porter par les jours qui passent, les rencontres et le sens du vent 🙂 Je voulais vraiment, mais vraiment, sortir cet article avant et hélas, j’ai été rattrapé par l’improvisation d’un roadtrip dans l’île sud pour quelques semaines. J’ai décidé de ne pas prendre mon PC pendant cette escapade pour la simple et bonne raison que c’est lourd et chiant ! Bref vous en saurez plus dans les prochains épisodes. Passons à la partie intéressante 😉

Nous sommes le mercredi 22 mars et après en avoir pris plein les yeux dans les champs verdoyants des Hobbits, nous partons en direction de la péninsule de Coromandel. Cette dernière, située en face d’Auckland et des Northland est un véritable paradis à touristes, il s’agit entre autre d’un des lieux préférés des Neo-Zélandais pour partir en vacances, un peu comme la Bretagne chez nous… ou pas, le sud de la France est plus comparable en terme de fréquentation, mais cela dit je préfère quand même la Bretagne. D’après Wikipedia, les côtes de la péninsule totalisent plus de 400 kilomètres et sont constituées de nombreuses péninsules, caps, îles satellites et baies. Cette dernière est notamment réputée pour sa célèbre plage de Cathedral Cove qui se trouve sur la côte est de la péninsule. Il s’agit en somme, pour Marine comme pour moi d’une excellente dernière étape avant la séparation puisque cela est situé non loin d’Auckland, où Marine reprend l’avion dans 3 jours, et de Tauranga, où j’ai rendez-vous avec la famille qui m’accueille pendant un mois pour du woofing.

La route que nous empruntons longe la mer côté ouest de la péninsule, et le moins que l’on puisse dire c’est que les paysages sont toujours aussi magnifiques. Je sais que je me répète beaucoup d’ailleurs à ce sujet mais bordel, bougez votre cul, montez dans un avion direction la NZ et vous comprendrez ! Peu importe où vous allez, tout est joli ! C’est juste incroyable et j’espère que ce pays gardera encore de son sauvage pendant les années qui viennent. Jacqueline nous emmène donc à Coromandel Town, ville que j’ai choisi suite à ? SUITE A ? Eeeet non ce ne sera pas suite aux conseils du désormais célèbre médecin urgentiste de Paihia mais juste en tapant « Coromandel » sur Booking.com. « Aaaah ouai Coromandel Town ! J’imagine que c’est juste à côté de Cathedral Cove ? the place to be ! »… et bah non lecteur, non.. J’aurai peut-être dû me renseigner un peu plus avant de venir ici d’ailleurs.. maaaaaaiiiiis que veux-tu ?! J’aime également user un peu de cette technique que l’on appelle l’improvisation, elle qui, si souvent, est synonyme d’aventure 🙂 La Honda nous emmène donc sur les routes serpentées longeant la côte, nous faisant traverser quelques petits villages côtiers très sympathiques. C’est d’ailleurs en empruntant cette route, une des seules avec celle qui longe la côte est à permettre de rentrer et sortir de la péninsule, que je comprends désormais pourquoi Morgane, qui était ici avant de repartir vers la France, a bien failli rester bloquée et louper son avion suite à une tempête ! Les routes sont très proches de la mer et de l’autre côté se trouvent des falaises où le risque de glissement de terrain et d’inondation est clairement élevé en cas de pluie. Nous prierons donc pour que cela ne nous arrive pas, je le dis essentiellement pour ma copilote qui doit reprendre l’avion 3 jours plus tard.

Après nous être engouffrés dans cette péninsule de toute beauté, nous guettons le bord de route afin d’y trouver une petite table où nous installer le temps d’un pique-nique improvisé puis repartons en direction de  ce qui sera notre hostel pour ces derniers jours ensemble.

Cette dernière partie de la route me rappelle les routes du sud-est de la France, le terrain devenant de plus en plus accidentés et les routes proches de celles de montagne. Heureusement pour nous, personne n’est malade en voiture ! Et l’electro à fond nous empêche de penser à autre chose 🙂

Nous finissons par arriver à Coromandel Town, qui semble être une bourgade relativement petite et chaleureuse située en bord de mer, puis au Tui Lodge. L’allée menant au parking de l’hostel nous fait prendre un petit rond-point donnant sur la devanture de ce dernier où l’on peut voir quelques arbustes et autres plantes très colorées qui nous mettent tout de suite dans l’ambiance. L’auberge se présente comme une grande propriété composée de 3 petits bâtiments longés par une terrasse à demi couverte donnant directement sur un grand jardin à la végétation abondante, on y trouvera même quelques places parfaites pour profiter du soleil comme des tables de jardin, un petit kiosque ou encore des hamacs : le paradis

Il semble que nous soyons les seuls clients ici mais nous ferons plus tard la connaissance de notre voisine de chambre à la personnalité singulière. Cette journée bien remplie se termine après quelques courses par un apéro et un repas bien mérité pendant lequel nous refaisons le monde. Je passerai la fin de soirée à tenter d’immortaliser la beauté de notre voie lactée.

Jeudi matin, réveil en douceur pour ce qui s’annonce être une journée ensoleillée. Le programme est relativement simple, aller à Cathedral Cove profiter du soleil et des plages paradisiaques. Nous passons une bonne partie de la matinée à chiller à l’hostel, Marine écrivant son journal, moi retouchant quelques photos et préparant le prochain article. Nous faisons la rencontre de Julia, une jeune allemande qui arrive à l’hostel peu avant 12h. Elle ne sera là que pour une nuit, nous lui proposons donc de venir avec nous afin qu’elle voit l’attraction du coin avant de repartir vers de nouvelles aventures, sympas quoi ! On ne se doutait pas, alors, de la route qui nous attendait..

Toujours à l’arrache, nous décidons de suivre Jacqueline sans vraiment réfléchir aux itinéraires possibles, et c’est en voyant les premiers panneaux annonçant une gravel road particulièrement coriace que nous aurions dû décider de changer. Mais on s’en fout au final ! L’aventure, c’est l’aventure, et c’est bien pour ça qu’on est venu ! Nous nous enfonçons donc progressivement sur ces routes sinueuses au milieu des monts et collines qui séparent la côté ouest de la côte est de la péninsule. Une première pause « waterfall » s’impose à la vue du panneau « Waiau Falls »

Après avoir attendu quelques minutes afin d’être seul sur les lieux pour réaliser ce premier cliché, nous remontons dans la Honda et nous apprêtons à parcourir l’une des pires routes que j’aurai connu dans ce pays ! Une combinaison palpitante de virages et de graviers sur une route étroite et loin d’être plate. Ce sera un bon moment pour tester mes talents de pilote rallye avec notre fidèle destrier.. Il nous faudra un peu plus d’une heure pour atteindre une route normale. Nous arrivons enfin à Hahei, ville la plus proche de Cathedral Cove où la mission la plus compliquée s’avère être de trouver une place le plus près possible de la mer, ce qui me rappelle à nouveau mes vacances Bretagne un mois de juillet. Mais cette attente est largement récompensée par la beauté des lieux, nous comprenons pourquoi les plages de Coromandel sont les préférées des kiwis, elles sont tout simplement grandioses.. Sable fin et presque blanc, eau d’un bleu azure proche de la perfection et à peine fraiche même à cette époque de l’année (l’été étant terminé). Nous décidons de passer une petite heure pour profiter de cet environnement comme tout bon touriste avant d’entamer la marche qui nous permettra d’atteindre Cathedral Cove

Une fois bien relaxés, le périple vers l’une des plus belles plages de Nouvelle Zélande peut commencer ! Le chemin est très vallonné, comme la plupart des paysages de l’île Nord.. mais la vue est saisissante.

Nous arrivons enfin sur la fameuse plage et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne nous avait pas menti quant à la beauté de cette dernière. Son succès est d’ailleurs visible à notre arrivée puisqu’un grand nombre de baigneurs y ont installé leur serviette, il sera donc difficile de prendre des photos un peu sauvages de cet endroit hyper touristique mais cela ne nous empêchera pas de profiter de la température raisonnable de l’eau et de chiller lamentablement sous le soleil encore bien présent.

Une fois notre viande à l’ombre des falaises environnantes, nous décidons de décoller pour rejoindre la voiture et retourner à l’hostel. Et lààà, l’aventure peut réellement commencer.. Te souviens-tu lecteur de cette route que nous avons pris à l’aller ? J’imagine que oui, sinon consulte un neurologue ou autre car je te l’ai expliqué 5min plus tôt.. Et bien sache, lecteur, que cette route en fin de journée, c’est un peu du grand n’importe quoi. Mais vu qu’elle est sensée nous faire gagner 30min par rapport à la route sure et que visiblement ma copilote et moi on ne semble pas vraiment réaliser la dangerosité de la chose, bah nous on décide un peu connement de nous y lancer.

L’inconvénient lorsque l’on roule sur une gravel road, c’est la poussière qui vient se coller un peu partout sur la voiture et qui diminue, légèrement, la visibilité. Le gros inconvénient de cet inconvénient, c’est que quand en plus t’as le soleil en pleine tronche un virage sur deux, bah un virage sur deux tu ne le vois pas venir ! Et cette route est particulièrement dangereuse puisqu’elle ne comporte pas de barrières de sécurité et que chaque virage donne sur un petit ravin qui peut être fatal si d’aventure nous décidions d’y faire un plongeon. Bref, le stress est palpable dans la voiture, Marine tente tant bien que mal de m’annoncer les virages mais sa visibilité est aussi merdique que la mienne, je décide donc, très intelligemment, de ralentir mais tout de même, il nous faut avancer car après ce ne sera plus le soleil mais la nuit ! En plus de ça un 4×4, appartenant à un kiwi très certainement, vu son assurance sur cette route, nous colle au cul. Le stress est tellement palpable que Julia décide de piquer un somme à l’arrière, Marine lancera d’ailleurs un ptit « oh regarde bichette elle dort », ce qui restera son surnom pour la suite du voyage. C’est quand même à ce moment que je me dis « bordel, faut pas merder là, j’ai à l’arrière une petite allemande et à côté de moi la plus fofolle des voisines, ce serait quand même con de finir le voyage à cause d’un virage foireux ». Virage qui fini par arriver ! Vu un peu au dernier moment, je freine et braque pour tourner à droite, l’arrière de la voiture part en dérapage et à ce moment, un silence s’installe dans l’habitacle. Je pense que Marine et moi venons de réaliser que ce virage a bien failli être le dernier, je décide donc après celui-ci de ralentir encore plus pour me placer à un gentil 30 km/h même si j’accélèrerais un peu plus tard lorsque le soleil ne deviendra plus un obstacle. On a mis 1h pour traverser ce tronçon à l’aller, j’ai l’impression que le retour nous en prend 2 ! C’est l’instant conduite le plus long de ma vie après ma première fois en vélo sans les p’tites roues. Mais tout est bien qui finit bien, nous arriverons sains et saufs à l’hostel.

Place à la soirée modèle avec notre rituel habituel à base d’apéro, de petite bouffe pépouze, de discussions et de belle étoile.

Vendredi matin, la journée est spéciale car il s’agit de la dernière complète avant le départ de Marine, et si j’ai appris une chose durant ce voyage c’est que ces moments sont précieux car souvent, vous ne restez pas longtemps avec les personnes qui vous accompagnent dans votre périple, et plus le temps passé ensemble est long, plus les derniers moments sont difficiles. Pour couronner le tout, le temps n’est pas forcément au rendez-vous, nous décidons donc de rester non loin de l’hostel pour cette dernière journée. Nous avons repéré une petite marche à faire nous permettant d’avoir une vue panoramique sur Coromandel Town et ses environs

Nous nous arrêterons ensuite dans le bourg afin de tester le pub local puis nous passerons faire quelques courses dans le but de prendre un bon gros apéro de fin de voyage ensemble posés tranquillement à l’hostel. Je n’ai pas tant de détails croustillants à vous donner si ce n’est que c’était un moment très plaisant, discussions, rires, joie, remémoration des bons comme des mauvais moments passés durant ces 3 semaines et la promesse de se refaire quelques randos à mon retour. Cela était également le moment de sceller notre rendez-vous pour un baptême de saut en parachute une fois revenu en France !  Comme dirait Marine, nous avons donc « fait des lois » toute la soirée

Samedi matin, dernier jour, nous nous préparons à quitter l’hostel, la gérante n’est pas chaude pour que l’on reste squatter après 10h, nous décidons donc de reprendre la route et de nous faire un bon gros McDo non loin de l’endroit où Marine est sensée retrouver son bus, à Thames (petite ville à l’entrée de Coromandel). Nous essayons ensuite trouver l’arrêt de bus mais, après avoir cherché, demandé aux gens du coin et fait quelques demi-tours, nous revenons brocouilles et décidons finalement de foncer à l’i-site de Thames pour obtenir des réponses ! La gentille dame de l’office de tourisme ne trouvant pas non plus l’arrêt indiqué par Intercity nous propose de changer le point de départ et de le remplacer par cet i-site. Ce sera nos derniers instants ensemble, le bus arrive, on se dit au revoir et je prends la voiture en direction de ma nouvelle destination : Tauranga. Je dois y rejoindre une ferme où je resterai pendant 1 mois afin de m’initier à la permaculture. La route n’est que d’1h30 mais le temps me parait très long, seul dans la voiture (« Lonely… I’m soooo lonely… I have nobooooody… to call MYYYY OOOOOOOWWWWWwwwnn »), chose qui n’était pas encore arrivée depuis que j’avais mis la main sur cette bête de course à la boite auto défaillante. Je repense avec nostalgie à ces moments et me dis que l’aventure n’en est encore qu’à ses débuts même si j’ai déjà vécu beaucoup de choses ici.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui !  Et c’est toujours avec le plus grand des sourires et la plus soyeuse des barbes que je souhaite de tout mon cœur que pendant ce temps là, pour vous, tout se passe bien au bureau 🙂

4 réflexions sur “Vamos a la playa

  1. AAAAAh! Contente de retrouver un peu de lecture dépaysante… Merci pour ces belles photos de barbu et pour les autres aussi… ☺
    vivement le prochain numéro… bizz

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