Into the Wild

Sabai diiiii !

Ok lecteur, je dois bien l’admettre, il m’a fallu du temps pour pondre cet article sachant que le dernier a été publié il y a 2 mois.. Il ne faut pas m’en vouloir tu sais, je suis comme qui dirait happé par la vie Neo-Zélandaise qui ne cesse de se remplir de moments conviviaux entre lesquels je peine à trouver le temps de t’écrire. Et plus le temps passe, plus il devient difficile pour moi de creuser dans ma petite tête afin de retrouver les bons mots et les sensations qui me permettent de t’écrire sincèrement comme j’ai pu le faire précédemment. Mais voilà, aujourd’hui je le sens bien et je me lance ! Je ne te remercierai jamais assez pour les retours que tu as pu me faire précédemment, écrire devient un réel plaisir et c’est avant tout grâce à toi, je souhaite donc continuer à te rendre ce doux plaisir par le biais de l’écriture. Je ne m’attarde pas plus longtemps et je passe à la suite qui te contera l’histoire de mes premiers jours passés sur l’île Sud de ce charmant pays.

Vendredi 5 mai, il est 5h du matin, le réveil pique, beaucoup, mais l’excitation de partir pour de nouvelles aventures est telle que le caca dans mes yeux part relativement vite. Je prends rapidement mon petit déjeuner, réveille Tui qui visiblement a eu encore plus de mal que moi à ouvrir les yeux puis mets tranquillement dans sa voiture mes deux sacs préparés la veille avec amour, heureux d’être de nouveau dans la peau d’un backpacker en route pour l’île sud de la Nouvelle-Zélande. Je laisserai tout de même quelques affaires derrière moi, dont mon ordinateur, afin d’alléger mon sac et de me concentrer sur la découverte et l’exploration de ce nouveau monde. L’avion est à 9h, Auckland est à 3h de route de Tauranga, voilà pourquoi le réveil doit se faire aussi tôt. Cette première partie me met tout de suite dans l’ambiance roadtrip, musique, grande conversation et délires me remettent dans le bain et me rappellent ces quelques semaines passées en compagnie de ma voisine, ce qui a pour effet de me coller un grand sourire niais sur le visage.

Auckland est la plus grande ville du pays, pas loin de 1,4 millions de gens y vivent et, comme toute grande ville, lorsque ces gens s’agitent le matin pour aller au travail cela crée bien évidemment des embouteillages. C’est donc en léger stress que nous terminons cette étape du voyage en direction de l’aéroport mais nous finissons par y arriver en temps et en heure ! Le carpark est d’ailleurs tout à fait intéressant, à l’allure de péage, plusieurs voies sont dessinées sur le sol et Tui, après en avoir choisi une et s’être arrêtée au stop, descend de la voiture en laissant la clé sur le contact.  Je décide donc de l’attendre pensant qu’elle va payer le parking puis revenir après mais non, je la vois ouvrir le coffre, prendre son sac puis repartir. Elle revient alors en me disant « Alex, la navette nous attend ! ».. je me sens un peu con sur le moment puisque c’est seulement à cet instant que je comprends que ce ne sera pas elle qui se chargera de garer la voiture dans ce parking.. Je prends donc mes deux sacs et cours en direction de mon guide afin de monter dans la navette qui nous mènera au terminal. Nous poursuivons nos conversations autour d’un petit smoothie à l’aéroport, tellement à fond qu’on ne voit pas la salle d’embarquement se vider, nous sommes les deux derniers et finissons par entendre le dernier appel micro pour monter dans l’avion ! C’était chaud 🙂 Je n’avais pas pris l’avion depuis mon arrivée en Février, et j’avais oublié à quel point le pays est tout aussi magnifique vu du ciel. Les nuages gâcheront rapidement la partie, l’occasion parfaite pour lire un peu et penser à ce roadtrip qui m’attend.

L’atterrissage se fera à Nelson un peu plus d’une heure plus tard où je rejoindrai mes nouveaux compagnons de route pour la suite de ce long périple. Ils passeront me récupérer à l’aéroport après mon arrivée me laissant une petite heure afin de feuilleter mon bon vieux Lonely Planet, car oui lecteur, l’improvisation il y a que ça de vrai, du coup j’attends toujours le dernier moment pour avoir une idée de l’endroit où je vais 🙂 La première étape se fera à Murchison où l’hostel est réservé pour la nuit. Nous prévoyons de faire quelques détours pour ainsi avoir un premier aperçu des paysages qui nous attendent ici.  Les retrouvailles, les sacs dans le van et la musique en place, nous démarrons et prenons la direction du Lake Rotoiti, premier petit bijou du coin à ne pas louper. Un peu comme un roadmovie à l’américaine, l’ambiance d’un roadtrip a toujours été l’un de mes amours favoris, notamment lorsque vient le choix de la musique qui accompagnera cet engloutissement kilométrique. Et ici, avec une amie de longue date, il faut avouer que la sortie récente de Moana (Vaiana pour la VF) et notre amour pour les chansons Disney aura été l’un des premiers choix vraiment réussi, surtout si l’on veut se retrouver tous les jours avec des musiques à la con dans la tête ! (bah oui lecteur, Disney est bien connu pour ça, tiens par exemple si je te dis Libérée, Délivrée, tu chantes dans ta ptite tête avoue ? 🙂 ). Bref, « How Far I Go » sera donc l’intro de ce qui pourrait être considéré comme la BO de notre voyage sur l’île Sud.

Après une bonne heure de route nous arrivons à St Anaud, pile poil à l’heure pour un petit pique-nique en bord de lac, et quel lac ! L’île Sud, contrairement à sa pote du Nord, est très montagneuse et nous aurons ici un bon aperçu de ces paysages faisant penser à nos Alpes préférées.

« Quand tu manges en Nouvelle-Zélande, où que tu sois, un oiseau pour te faire chier tu trouveras »

Jean-Michel Voyage

Et oui lecteur, tu te souviens des cygnes de Taupo ? Des canards ? De toutes ces p’tites bebêtes qui viennent toujours embêter ton Jean-Michel préféré quand il veut manger ? Bah l’île sud n’échappe pas à la règle. Posé là, détendu du gland, en bord de lac, avec mon sandwich pain-jambon-emmental favori, une armée de canards arrive et attend la moindre erreur de ma part pour chopper un bout de ce qui traine sur la table ou dans mes mains. Cela dit, on s’y habitue, et le décor a tendance à me faire oublier que je suis cerné par des ramasses miettes à plumes. Je finis même par les prendre en photo pendant leur séance quotidienne de 50m nage libre.

Rassasiés, nous reprenons la route parcourant les décors sublimes du Nelson Lakes National Park en direction du Lake Rotoroa. Après une petite demi-heure de trajet nous arrivons à notre objectif et tentons une première petite randonnée dans les environs, en réalité il s’agit plus d’une petite ballade dominicale que d’un Tongariro Alping Crossing mais ça en vaut la peine car au bout de cette ballade se trouve la première waterfall que je verrai sur l’île Sud. Nous suivons donc la Braeburn Track jusqu’à la Moss Waterfall. Bon, je ne vais pas vous cacher que cette cascade est relativement petite, tout comme le niveau de la marche nécessaire pour y arriver, seulement je suis quand même comme un fifou quand j’arrive devant ! Le chemin nous menant à ce petit coin de nature à travers la forêt est légèrement en hauteur ce qui nous empêche de profiter pleinement de la vue. Je lâche donc mes compagnons cinq minutes le temps de désescalader la paroi en m’accrochant ici et là aux racines relativement apparentes afin de me retrouver non loin du niveau de la rivière. Le terrain est glissant, il a du pleuvoir peu de temps avant que nous arrivions mais je m’en fous ! Je prends le risque juste histoire d’immortaliser ce cliché… avec mon téléphone, trop sombre pour avoir une photo correcte avec Jacky Nikon mais je suis sûr que vous me pardonnerez 🙂

Retour ensuite au parking, le soleil se couche et il commence à faire sombre mais cela ne nous empêche pas de profiter du paysage une dernière fois avant de reprendre la route en direction de notre point de chute. Nous sommes les seuls ici, aucun touriste aux alentours, ce ne sera que le début d’une longue série de moments où nous pourrons apprécier les paysages comme perdu en pleine nature. La beauté de ce lac est renversante, la lumière rosée du coucher de soleil vient compléter merveilleusement ce tableau que je capturerai cette fois avec un vrai appareil photo, pas un smartphone en carton

Le froid commence tout doucement à s’installer au fur et à mesure que la nuit pointe le bout de son nez et c’est le signe pour nous de retourner nous enfermer dans le van et de faire notre dernier trajet de la journée. Musique et GPS au taquet, nous voilà repartis en direction de Murchison avec pour cible The Lazy Cow, hostel qui je l’espère sera tout aussi original que le nom qui lui a été savamment donné. Ce sera la première fois que nous testerons le dispositif de ce roadtrip, à savoir que mes travelmates devront trouver un camp où s’installer avec leur van pendant que je les abandonnerai le temps d’une nuit dans un hostel. C’est la parfaite coupure pour tout le monde et cela me permettra de continuer l’aventure avec un semblant de solitude me rappelant les premières semaines passées dans ce pays magnifique.

Le sourire déjà bien présent sur ma tronche de Jean-Michel auparavant devient encore plus prononcé lorsque je franchis la porte de cet hostel. Sur ma gauche j’aperçois la pièce à vivre avec sa cuisine, ses canapés et sa cheminée.. sa cheminée bordel ! Le feu est allumé et l’odeur du bois ainsi que la chaleur qu’il dégage fait un bien fou qui me fait me sentir tout de suite comme à la maison. Le décor est planté, peintures d’animaux, meubles en bois sculptés, jeux de société en bois également, en fait tout est en bois quasiment et cela rend l’endroit vraiment chaleureux. Il semble que la saison touristique soit terminée vu le nombre de personnes que je croiserai et qui se limitera à quatre dont deux semblent travailler ici. J’y passerai une nuit excellente ce qui viendra clôturer cette première journée d’un roadtrip qui commence vraiment bien.

Samedi matin, levé à 9h pépouze, je prends un thé ainsi qu’une part de cake gracieusement offert par les hôtes puis renfile mon sac-à-dos afin de rejoindre la troupe qui m’attend à quelques pas d’ici. La route de la Westcoast va commencer et je vous avoue que mon excitation est au niveau maximum malgré la météo qui a raté son train. Il faut dire qu’on lui fait la belle pub à la West Coast, et je ne vous parle pas de Tupac ou de Snoop Doggy Maddy Beasty Dogg ou je ne sais quoi là ! Je vous parle de la côte ouest de l’île Sud de la Nouvelle Zélande, on est peut être pas en mode California Love mais ici la nature et le sauvage sont maitres et les touristes se raréfient à cette époque de l’année. Le premier stop n’est pas au programme, il nous est imposé par mère nature et sa beauté est difficile à décrire. Le nom affiché sur le panneau situé non loin de notre van est Buller Gorge, une photo valant mieux qu’un long discours je vous laisse apprécier par vous-même

Après cette courte pause, nous finissons par rejoindre la route qui longe la côte ouest. Les paysages ne sont pas sans rappeler les côtes bretonnes avec tout de même moins de détails permettant de constater une présence humaine sur ce territoire. L’arrêt suivant se fera non loin du Cape Foulwind à quelques kilomètres de Westport réputé notamment pour sa colonie de phoques

La prochaine étape est l’un des objectifs principaux de la journée, il s’agit d’un bout de côté où Dame Nature a décidé d’assembler des couches de roches pour former quelque chose qui ressemblerait à des piles de Pancakes, les Kiwis ont donc décidé d’appeler ce petit bijou de la nature Pancake Rocks. Mais voilà, la route pour y parvenir est tellement sublime que nous marquerons plusieurs pauses afin de contempler les côtes qui sont à la hauteur de leur réputation

L’un de ces arrêts improvisés, comme seuls les roadtrip nous le permettent, m’a particulièrement touché. Tu dois te dire que je suis peut être trop sensible, et tu auras surement raison, mais vois-tu lecteur, c’est quand même l’une des raisons principales qui m’a poussé à voyager, m’évader et me perdre dans l’immensité des paysages de ce pays du Pacifique, et c’est ici, pour la première fois depuis le début de ce voyage, que j’ai quasiment versé une larme tant j’étais en communion avec ce qui m’entourait. Je pense pour être franc que l’accumulation des panoramas traversés depuis la veille sur cette île qui se veut réellement plus sauvage que sa sœur du nord explique en grand partie cette sensation de bonheur absolu qui me traverse à cet instant. La fautive la voici :

Elle ne paye pas de mine comme ça mais pour une raison que je n’explique pas réellement cette plage a pourtant provoqué quelque chose ce jour là. Cette petite chute d’eau semblant sortir d’une cavité souterraine ainsi que le bruit des vagues venant heurter violemment ces roches magnifiques de part leurs couleurs et leurs formes me transportent dans un monde digne des plus belles cartes postales. Je suis conquis par l’île Sud à cet instant précis. La découverte des Pancake Rocks quelques dizaines de minutes plus tard sera l’apothéose de cette sensation, ce pays est sublime et j’aimerai désormais que le temps s’arrête pour profiter à vie de ces moments.

Le jour commence à se faire timide et il est temps pour nous de rejoindre Greymouth, ville dans laquelle nous marquerons un arrêt pour la nuit. Je n’ai pas choisi mon hostel par hasard, en effet je savais que deux des personnes que j’ai croisé lors de mon premier périple sur l’île Nord y séjournaient et c’était pour moi l’occasion parfaite de les revoir. Il s’agit d’Olli et d’Etienne respectivement allemand et français. J’abandonne donc mes travelmates le temps d’une soirée et arrive au Global Village afin de retrouver mes acolytes qui à ma grande surprise se sont arrangés pour que l’on soit dans la même chambre sans me prévenir. Nous passerons une excellente soirée, nous nous raconterons nos expériences respectives depuis que nous nous sommes séparés à Taupo au mois de Février et tout cela me donnera envie de rester une nuit de plus contrairement à ce qui était prévu initialement. Le comble est que la seconde nuit est à moitié prix ! Je ferai également la rencontre de Bastien, un autre français qui les a accompagnés durant les dernières étapes de leur voyage. Cette première soirée à Greymouth reste dans l’ambiance de la journée et me donne ce sentiment que le roadtrip ne va pour le moment qu’en s’améliorant.

Le dimanche matin, rebelote, mes compagnons de route viennent me chercher à l’hostel et nous repartons pour la journée afin de découvrir les environs de Greymouth. Notre première étape de la journée est le Lake Brunner bordé par le village de Moana, et je ne dis pas ça parce qu’il s’agit du village natale de la dernière princesse Disney en date mais bien parce que c’est son nom 🙂 Comme des gosses, nous chanterons évidemment et très faussement l’hymne de Moana la princesse en parcourant à pied les bords du lac dont voici les images

Pour la petite anecdote, j’en profiterai même pour faire une petite visio Whatsapp en bord de lac avec mes mochons Normands, leur chantant la chanson qu’ils ne connaissent pas visiblement 🙂 C’est peut-être aussi parce que c’est samedi soir de leur côté au moment où je les appelle..

Nous repartons ensuite direction l’Arthur’s Pass National Park afin de voir notre première Waterfall de la journée. La route menant à notre objectif est une fois de plus exceptionnelle, je me fatigue moi-même tant j’ai le sentiment de me répéter en écrivant ces lignes mais vraiment, lecteur, je t’assure, ce pays est putain de magnifique et chaque minute passée à t’y perdre est inoubliable. Voici quelques paysages traversés avant l’arrivée à la cascade du jour

Nous verrons également quelques Kea, oiseau natif de la Nouvelle Zélande

Nous arrivons enfin au carpark et rejoignons le chemin qui nous mènera à mon petit plaisir du jour, la Devil’s Punchbowl Waterfall, un nom qu’envoie du pâté au passage, espérons qu’il sera à la hauteur de ce qui nous attend, ce qui semble être le cas lorsque nous apercevons de loin cette beauté.

Bon et là lecteur, je dois t’avouer que la déception est grande lorsque nous croisons quelques touristes qui nous disent de faire demi-tour car la piste menant à la chute d’eau est fermée et que l’autre point de vue ne nous permet pas de voir correctement la cascade. Hmmmm, j’ai attendu toute la matinée pour ça et sincèrement, je demande à voir pourquoi c’est dangereux ! L’un des avantages de ce que Tui m’a fait faire précédemment est que je sais que des fois, braver les interdits peut être fruit de bonnes surprises (cf wwoofing en NZ), peut-être est-ce d’ailleurs un signe que cette Waterfall me marquera comme la meilleure de l’île Sud ? Le prix à payer n’est pas très cher, il suffit de passer par-dessus une barrière ce qui se fait franchement facilement. En arrivant presque au pied de la cascade nous comprenons alors pourquoi la piste était fermée, c’est tout simplement parce que la plateforme n’est plus suffisamment solide pour accepter un nombre important de touristes. Et bah tu sais quoi, on va se contenter de ne pas y aller sur cette plateforme ! En plus ce n’est pas compliqué, il suffit de dévier de quelques mètres sur la gauche, rejoindre la rivière et la remonter, chose relativement simple en plus quand on voit que le débit de l’eau et la profondeur ne sont pas si impressionnant, le risque majeur étant essentiellement de se retrouver mouillé 🙂 La cascade est sublime et nous nous sentons vraiment petits face à cette impressionnante quantité d’eau qui vient s’écraser après plus de 100m de chute libre. Mon seul regret sera la lumière qui ne me permettra pas de prendre un cliché à la hauteur de ma subjugation face à ce monstre de la nature.

La redescente sera plutôt marrante, mes compagnons et moi manquons même de glisser dans la rivière mais finalement finissons sains et sauf, de retour au parking prêts à retourner à Greymouth. L’objectif est d’arriver assez tôt pour profiter d’une des attractions du coin, la Monteith’s  Brewery Company où est brassée l’une des bières les plus réputées du pays. Je rejoindrai ensuite mes camarades de soirée à l’hostel et finirais avec eux autour d’un feu de camp et de quelques bières accompagnés d’autres backpackers. Un invité surprise fera d’ailleurs son apparition, il s’agit de David, un belge que j’avais également rencontré à Rotorua avec qui j’échangerai rapidement quelques expériences de voyage. Je finirai par aller me coucher repensant à cette cascade qui aura, effectivement, été jusqu’ici la plus impressionnante que j’aurai pu voir.

Lundi matin, il s’agit de notre dernière journée longeant la West Coast et donc de notre adieu à la mer que nous reverrons d’ici une semaine après un long passage par les montagnes. C’est également l’occasion pour moi de dire au revoir à Olli, Etienne et Bastien que je ne recroiserai peut être pas avant mon retour en France. Retrouver ici des gens croisés il y a deux mois m’aura vraiment fait plaisir et m’aura également fait réaliser à quel point le monde est petit, finalement. La route est longue pour aller à notre prochain point de chute, nous devrons donc limiter le nombre d’arrêts si nous voulons profiter du jour qui devient de plus en plus court à mesure que l’hiver approche.

Notre première pause se fera à Coalcreek Falls, endroit qui d’ailleurs n’est pas du tout sur la route mais légèrement en arrière. Le motif ? Oh bah lecteur, tu sais que j’aime les cascades, tu me l’as bien fait remarquer avec tes retours, et j’aime, ça prouve que tu suis 🙂 Il était trop tard pour y aller la veille c’est pourquoi nous faisons ce léger détour avant de prendre la grand route. Ce n’est pas du même niveau que Devil’s Punchbowl mais ça vaut tout de même qu’on s’y attarde

Le temps passé sur la route pour rejoindre le prochain point est l’occasion d’admirer une fois de plus la côte sur des airs de Moana et autres chansons de la bande son du voyage. Nous finissons par rejoindre Hokitika Gorges ou ce que j’appellerai les Gorges du Verdon Neo-Zelandaises à cause de la couleur de l’eau vraiment similaire.

Nous nous arrêterons une dernière fois dans un endroit dont pour être tout à fait franc j’ai oublié le nom.. Nous devions y faire une randonnée après notre pause déjeuner mais le lieu ne s’avéra pas si passionnant que ce que nous espérions. J’ai tout de même pu prendre quelques clichés

Après cet ultime stop de la journée, nous remontons dans notre van des familles en direction de notre point de chute : Fox Glacier. Pour la première fois depuis le début de notre voyage ensemble, mes amis passeront la nuit à une centaine de mètres de l’hostel où je passerai la nuit, l’Yvory Tower. Cela nous permettra notamment de pouvoir prendre l’apero ensemble, l’occasion de faire un guacamole me rappelant les soirées passées avec la voisine au mois de mars. C’était également le moment de constater que nous étions vraiment au milieu de nulle part, première fois depuis le début du trajet que les accès Wifi étaient limités en terme de data à 500mo et que la connexion avait un tarif bien plus onéreux que dans les hostels précédents. Nous étions arrivés dans la pampa neo-zélandaise, le genre d’endroit où mieux vaut ne pas tomber en panne sans avoir de quoi se réchauffer en cas d’attente trop longue d’un badaud qui passerait pas ici.

Cela signe je pense le moment pour toi et moi de nous séparer lecteur, je te conterai lors d’un prochain article mes péripéties à travers les montagnes et les glaciers dont tu as déjà dû voir quelques images sans même le savoir ! Je te fais donc tout plein de bisous et, comme toujours, espère de tout mon cœur que pour toi, pendant ce temps, tout se passe pour le mieux au bureau 🙂

En bonus, Glou le van :

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